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Lyon - Auvergne Rhône Alpes - PACA
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On pense souvent au repérage amiante pour des travaux ou une démolition de grande ampleur en présence de tôles de fibrociment ou encore d’un conduit de cheminée. Mais l’Union française des miroitiers rappelle dans une fiche conseil qu’un simple remplacement d’un vitrage ancien peut comporter un risque amiante.
Avant son interdiction au 1er juillet 1997, l’amiante était très utilisé dans les logements pour sa légèreté, sa résistance au feu et ses qualités d’isolant phonique et thermique. Les plaques de fibrociment sont donc loin d’être les seuls matériaux pouvant contenir de l’amiante dans un logement. Il y aurait en effet plus de 3 000 matériaux et produits susceptibles de contenir de l’amiante : colles, ciments, enduits, joints, dalles de sol, calorifugeages… Les bâtiments résidentiels et tertiaires contiendraient encore plusieurs millions de tonnes de matériaux et produits amiantés qui, en vieillissant, peuvent libérer dans l’air des fibres particulièrement néfastes pour la santé.
Or, si les maîtres d’ouvrage professionnels connaissent leur obligation en matière de repérage amiante avant travaux et démolition, les petits chantiers réalisés par ou pour des particuliers peuvent négliger le risque amiante. L’Union française des miroitiers a donc lancé une alerte et, réédité une fiche conseil rappelant que les mastics vitriers et les joints posés avant le 1er juillet 1997 peuvent contenir de l’amiante. Même des travaux a priori anodins, comme un changement de vitre, peuvent donc polluer l’air de fibres cancérigènes. Le remplacement d’anciens vitrages doit par conséquent être précédé d’un repérage amiante et être réalisé, si nécessaire, par un opérateur habilité à intervenir sur les matériaux amiantés.
